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🌙 Sommeil et ménopause : comprendre ce qui se passe pour mieux dormir


Le sommeil n’est pas une perte de temps. Et pourtant, c’est une phrase que j’entends encore parfois en consultation.

À la (pré)ménopause, le sommeil devient souvent plus fragile, plus capricieux, plus déroutant aussi. On s’endort moins facilement, on se réveille la nuit, on ouvre les yeux trop tôt le matin, avec parfois cette sensation tenace de ne pas avoir vraiment dormi. Et très vite, l’inquiétude s’installe : « Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? »

La réalité est plus simple — et plus rassurante : le sommeil est l’un des grands miroirs de notre équilibre hormonal, nerveux et digestif. Quand quelque chose bouge à l’intérieur, le sommeil est souvent le premier à nous le signaler.



Laure Depreux naturopathe Ménopause Sens


Le sommeil : un mécanisme "vivant" et imparfait


Un sommeil dit « normal » dure en moyenne entre 6 h 30 et 9 h, selon les personnes. Il n’est jamais uniforme ni parfaitement linéaire. La nuit est faite d’alternances entre différents types de sommeil, qui se succèdent et se répètent : sommeil profond, paradoxal et léger.

Durant les phases plus profondes, le corps récupère, se répare, recharge ses batteries. D’autres phases sont plus légères, plus sensibles aux bruits, aux pensées, aux micros réveils. Et puis il y a le sommeil paradoxal, celui des rêves, essentiel à l’équilibre émotionnel et à la mémoire.

Ces phases sont toutes nécessaires. Ce n’est pas leur durée exacte qui compte, mais leur enchaînement. Dormir « bien », ce n’est pas dormir profondément toute la nuit — c’est laisser le corps suivre ces phases.

Pourquoi le sommeil change à la préménopause


À l’approche de la ménopause, les fluctuations hormonales viennent perturber cet équilibre subtil. Les œstrogènes et la progestérone n’évoluent plus de façon régulière, et cela impacte directement la qualité du sommeil.

Chez certaines femmes, il existe de véritables troubles du sommeil : difficultés d’endormissement, réveils nocturnes fréquents, insomnies. Chez d’autres, le sommeil est objectivement présent, mais il est vécu comme moins réparateur. Les cycles sont respectés, mais le sommeil devient plus léger, plus haché, entrecoupé de micro-réveils.

Résultat : au réveil, une impression de fatigue persistante, avec ce sentiment de « mauvais sommeil », alors que le corps a pourtant bien travaillé pendant la nuit 😉.

Comprendre cette nuance est essentiel. Elle permet de dédramatiser et d’éviter de lutter contre son propre corps.


Quand faut-il consulter ?


Il est important de rester attentive à certains signaux. Une somnolence importante dans la journée, notamment au volant, une suspicion d’apnée du sommeil, un état dépressif ou des variations de poids rapides et inexpliquées nécessitent un avis médical.

En dehors de ces situations, lorsque les troubles sont fluctuants, modérés ou liés au stress, la naturopathie peut offrir un accompagnement précieux.


Le sommeil ne se règle jamais seul


En naturopathie, le sommeil n’est jamais abordé comme un problème isolé. Il est le reflet d’un ensemble : alimentation, digestion, stress, activité physique, rythme de vie.

On cherche rarement à « forcer » le sommeil. On cherche plutôt à comprendre ce qui l’empêche de venir naturellement.

Il est souvent utile de se poser quelques questions simples : que mange-t-on le soir ? À quelle heure ? À quel moment les écrans s’éteignent-ils ? Comment le corps est-il accompagné vers le calme en fin de journée ? Existe-t-il une routine, même discrète, qui prépare au coucher ?

Le corps aime la régularité. Il fonctionne selon un rythme circadien, prévisible, rassurant. Se coucher et se lever à heures similaires, s’exposer à la lumière naturelle le matin, réduire les stimulations le soir… Ces ajustements paraissent parfois anodins, mais ils sont souvent déterminants.


Sérotonine, mélatonine et digestion : une histoire liée

Pour produire la mélatonine, l’hormone du sommeil, le corps a besoin de sérotonine, associée à la détente et à la sérénité. Or, une grande partie de cette sérotonine dépend de l’équilibre digestif et de l’alimentation.

Ce lien entre intestins, cerveau et sommeil est aujourd’hui bien documenté. Il rappelle à quel point tout est connecté. "Dis-moi ce que tu manges, et je te dirai comment tu dors…" la formule peut faire sourire, mais elle est souvent très juste !


Retrouver un sommeil plus serein

Le sommeil à la (pré)ménopause n’est ni un ennemi, ni une fatalité. C’est un signal. Il nous parle de notre rythme, de notre charge mentale, de notre hygiène de vie globale.

Plutôt que de le combattre, il est souvent plus juste de l’écouter et de l’accompagner avec douceur. Avec une approche globale, progressive et personnalisée, il est tout à fait possible d’améliorer durablement la qualité de ses nuits.

Si vous ressentez le besoin d’être accompagnée pour mieux comprendre votre sommeil et remettre de l’équilibre dans votre quotidien à la (pré)ménopause, je vous accompagne au cabinet à Sens ou en visio.




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