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🤯 Septembre et ménopause : pourquoi vos symptômes s'emballent à la rentrée

il y a 14 heures
5 min de lecture

Chaque année, c'est le même constat en consultation : dès la première semaine de septembre, la fatigue revient au galop, les symptômes de ménopause s'emballent, l'irritabilité réapparait, le sommeil se dégrade, la balance remonte sans avoir changé quoi que ce soit...

Septembre concentre en quelques jours tout ce qui engendre du stress : les enfants qui reprennent l'école, les étudiants qui changent de fac ou qu'il faut reloger, le travail qui redémarre, les agendas qui se remplissent, la charge mentale qui explose... Pour les femmes en préménopause ou ménopause, cette période est particulièrement difficile à traverser et il y a une raison précise.

J'en parlais justement fin août et encore ce matin sur les antennes d'ICI Auxerre avec Sandrine Ruffier. Voici l'explication complète.


Septembre et ménopause : pourquoi vos symptômes s'emballent à la rentrée

Ce qui se passe dans votre corps quand le stress arrive


Imaginez que votre corps dispose d'un budget limité de matières premières pour fabriquer ses hormones (c'est le cas en (pré)ménopause).

Quand vous êtes sous pression, votre corps doit donc choisir : est-ce qu'il utilise ces matières premières pour fabriquer du cortisol (l'hormone dite "du stress", qui en réalité vous amintien en vigilance et vous permet de tenir) ou de la progestérone (l'hormone qui calme, qui protège le sommeil, qui régule l'humeur)?

En situation de stress, comme lors de la rentrée, il choisit toujours le cortisol en premier. C'est un mécanisme archaïque de survie. Le problème, c'est qu'en (pré)ménopause, la progestérone est déjà naturellement plus basse qu'avant, alors quand le stress vient la diminuer encore, les symptômes s'emballent...


Les symptômes de ménopause qui s'aggravent en septembre — et pourquoi


L'irritabilité et les sautes d'humeur

La progestérone a un effet naturellement calmant sur le cerveau, un peu comme un tranquillisant naturel fabriqué par votre propre corps. Quand elle chute, ce filet de protection disparaît. Vous réagissez de façon plus intense, pour des choses qui parfois le méritent, mais pas toujours !! Ce n'est pas un problème de caractère, c'est tout simplement une réaction hormonale.


Les nuits perturbées malgré l'épuisement

La progestérone favorise le sommeil profond. Le cortisol, lui, est une hormone d'éveil ou d'alerte face au danger. Quand les deux sont déséquilibrées, votre corps reste en mode "alerte" la nuit. Vous vous réveillez entre 2h et 4h du matin, et parfois vous êtes incapable de vous rendormir. C'est un signe caractéristique de ce déséquilibre.


La prise de poids autour du ventre

Sous stress chronique, votre corps reçoit le message qu'il doit faire des réserves. Il stocke davantage de graisses autour du ventre, et il devient moins efficace pour brûler le sucre que vous mangez. Résultat : vous grossissez du ventre sans avoir changé quoi que ce soit à votre alimentation.


Les douleurs amplifiées

Le stress déclenche un signal : des messagers chimiques qui mettent le corps en mode "alarme" et qui enclenche une inflammation "de bas grade" dans tout le corps. Si ce stress devient chronique, les douleurs qui existaient déjà par manque d'œstrogènes, s'aggravent dans ce contexte. Votre corps est en état d'alerte permanent et vous pouvez le ressentir dans tous vos mucles, vos articulations, votre ventre, votre tête...


Ce que vous pouvez faire concrètement


1. Le magnésium : le premier réflexe

Le magnésium est le minéral que le stress consomme en premier et en grande quantité. Or la majorité des Français n'en consomme pas assez au quotidien — même sans stress (Anses, 2017). En période de rentrée, le manque se creuse encore plus vite. C'est souvent le premier point à vérifier.

PS : il existe plusieurs formes de magnésium, toutes ne se valent pas. Le choix dépend de votre terrain et de votre tolérance digestive — on fait le point en consultation.


2. L'alimentation qui soutient vos hormones

Votre corps fabrique ses hormones à partir de ce que vous mangez. Quelques aliments particulièrement utiles en cette période :

✔ Les œufs : riches en acides aminés essentiels à la fabrication hormonale

✔ Les petits poissons gras (sardines, maquereaux) : riches en oméga-3, anti-inflammatoires naturels

✔ Les légumineuses (lentilles, pois chiches) : riches en magnésium et en protéines végétales...

Et à l'inverse, les aliments qui favcorisent l'inflammation :

❌ Le sucre raffiné et les produits ultra-transformés : ils aggravent l'inflammation et déstabilisent la glycémie, ce qui fragilise encore plus l'équilibre hormonal

❌ L'alcool : il perturbe la façon dont votre foie élimine les hormones usagées

❌ Le café en excès (plus de 2 ou 3 tasses par jour) : il stimule directement la production de cortisol


3. Calmer le système nerveux

Votre corps ne peut pas fabriquer des hormones équilibrées s'il reçoit en permanence le signal "alarme". Des pratiques simples envoient le signal inverse :

  • La cohérence cardiaque : 5 minutes de respiration lente (5 secondes d'inspiration, 5 secondes d'expiration), 3 fois par jour. Des études montrent que ça réduit vraiement le cortisol.

  • La lumière naturelle le matin : 10 à 20 minutes dehors au réveil régulent l'horloge biologique et le cortisol de la journée.

  • La marche en nature : dès que possible, tous les jours.

  • Certaines plantes : elles peuvent aider votre corps à mieux traverser les périodes de stress intense. Elles ne sont pas toutes adaptées à toutes les situations, certaines sont contre-indiquées en cas de traitement hormonal ou thyroïdien, d'autres agissent mieux sur certains profils que d'autres. Ne les choisissez pas par hasard ou sur conseils de vos amis, c'est typiquement le genre de chose qu'on personnalise en consultation.


CONCLUSION


Le stress de rentrée n'est pas anodin quand on est en (pré)ménopause. Il agit directement sur vos hormones, et les symptômes qui s'aggravent en septembre en sont la conséquence logique. Agir sur le stress, c'est agir sur les hormones. Les deux sont liés.


Si vous voulez aller plus loin et mettre en place une approche personnalisée, c'est exactement ce qu'on fait en consultation.


FAQ


Pourquoi justement en septembre et pas en janvier ? Janvier est stressant, mais de façon progressive. La rentrée de septembre est une rupture brutale après l'été : le rythme change d'un coup, la charge mentale explose en quelques jours. Le corps n'a pas le temps de s'adapter.

Je n'ai pas changé mon alimentation, pourquoi je grossis du ventre ? Parce que ce n'est pas une question de calories. Le cortisol élevé envoie un signal de stockage, indépendamment de ce que vous mangez. Agir sur le stress fait souvent plus de différence que de réduire les portions.

Le magnésium seul suffit-il ? C'est un bon point de départ, solide et bien documenté. Mais rarement suffisant seul — l'alimentation, les plantes et la gestion du stress sont complémentaires. Chaque situation est différente.

Faut-il forcément un traitement hormonal ? Le THM est une option sérieuse et souvent très efficace. Si vous l'associez à un suivi naturopathique, c'est souvent le meilleur combo gagnant : on soutient le corps sur tous les plans. Si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas prendre de THM, la naturopathie peut néanmoins compenser un certain nombre de choses.



Naturopathie : par où commencer ?


Je vous invite à un appel découverte gratuit de 20 minutes — sans engagement — pour faire le point sur vos symptômes et voir comment je peux vous accompagner.

Ou par l'Espace Ménopausitive si vous préférez avancer à votre rythme en autonomie.

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